Appareils

La situation des Ecoles de pilotages en Septembre 1939 est pour le moins inquiétante. Les écoles ne sont pas assez nombreuses et ne sont pas en mesure de former les pilotes et équipages nécessaires à l'Armée de l'Air en pleine restructuration. Il n'y a pas vraiment de matériel adapté, et les appareils utilisés sont souvent de vieux appareils reversés par les untiés actives.

L'organisation des écoles de pilotages est profondément modifiée dès le début du conflit avec la création de 30 EEP (Ecoles Elémentaires de Pilotage) et 8 EAP (Ecoles Auxiliaires de Pilotage) regroupées sous deux EPP (Ecole de Pilotage Principale). A cela se rajoutaient quelques Ecoles près d'Istres.

Le parcours d'un apprenti pilote est pour le moins compliqué : l'Eleve entre tout dabord à l'EEP afin d'aquérir les notions de base du pilotage avant de rejoindre une EAP et enfin une EPP par spécialité (Etampes pour la Chasse et Avord pour le Bombardement et la Reconnaissance). il doit ensuite rejoindre un Centre d'Instruction spécialisé : CIC pour la chasse ou CIB pour le bombardement ou CIR pour la reconnaissance. Cette formation ne devrait pas dépasser 4 mois environ mais face à la pénurie de moyens, les délais sont bien plus longs et les écoles s'avèrent incapables d'alimenter les unités combattantes.

Le matériel est donc très hétéroclite. On peut trouver ainsi, dans les différentes écoles, des appareils civils de tous types cotoyant des appareils militaires démodés, la maintenance de ces vielles machines si diverses étant un vrai casse-tête pour les équipes techniques. Les futurs pilotes seront donc formés sur des appareils réquisitionnés dans les aéroclubs tels que les Salmson D6 Cri-Cri , Farman moustique, Caudron Luciole , Phalène ou Simoun , Mauboussin 123,... ou sur de vétustes machines militaires : Dewoitine D500 , Nieuport-Delage Nid62 , Loiré 46 , Morane-Saulnier MS230 MS315 pour la chasse et Amiot 143 , LéO 20 ou Bloch MB210 pour le Bombardement. Ces machines, trop éloignées des appareils les plus modernes en service, formeront imparfaitement le personnel.

Des appareils plus modernes, trop peu nombreux sont cependant disponibles, issus de l'industrie Française, ou commandés à l'étranger. On peut citer les Caproni Ca164 et Nardi FN305 italiens, les NAA57 et 64 Américains et le Caudron C690 Français. Ceux-ci seront rejoints, trop lentement, par les premiers Chasseurs modernes Curtiss H75 ou Bloch MB152 , et Bombardiers Potez 560 ou Hanriot H232 , tous deux construits spécifiquement pour l'entrainement.

 

 

 

 

 

 

 
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