BLOCH MB220

 


Technique
Type
Bimoteur de Transport Civil à ailes basses et train rentrant
Date 1er Vol
11 Juin 1936
Envergure
22,82 m 
Longueur
19,59 m
Hauteur
4,70 m 
Surface Alaire
72 m2 
Poids à Vide
6160 Kg 
Poids Total
9360 Kg 
Vitesse de Croisière
280 km/h. 
Vitesse Maximale
350 km/h à 2400 m
Vitesse Montée
2000m en 6mn
plafond
7500m 
Autonomie
1400kms
Equipage
3 ou 4 Personnes
Motorisation
2 Moteurs Gnôme Rhône 14N16 de 915ch chacun
Armement
Capacité : 16 passagers

 


Production

17 Bloch MB220 ont été construits pour Air France depuis la date du premier vol le 11 Juin 1936.

A ce jour , sur les 17 appareils fabriqués , 17 sont recensés dans la liste ci-dessous :


Histoire

En 1935, Marcel Bloch lance l'étude d'un bimoteur de transport moderne extrapolé de son bombardier bloch MB210, qui fit son premier vol en novembre 1934. Le nouvel appareil reprend en effet l'aile, la motorisation et l'empennage du bombardier. Désigné Bloch MB220, il se présente comme un monoplan à aile basse cantilever de construction métallique, motorisé par deux Gnôme Rhône 14 Kirs/jrs entrainant des hélices tripales à pas variables et disposant d'un train rentrant. Air France, qui souhaite moderniser sa flotte, commande et finance le prototype à la Sté Bloch. La construction fut rapide grace à l'utilsation d'éléments déja existants, et le 11 Juin 1936, le prototype fit son premier vol à Villacoublay. L'appareil peut atteindre une vitesse maximale de 350km/h avec une vitesse de croisière de 280km/h, et une autonomie de 1400 kms.

Air France confirma donc son intérêt pour l'appareil, et commanda 16 appareils, les cinq premiers devant être livrés avant fin juin 1937. La sté Bloch construit les appareils dans ses ateliers de Courbevoie et Mérignac, et Air France se charge de l'aménagement intérieur. Celui-ci est traité avec soin : les passagers, répartis en deux cabines de 6 et 10 passagers disposent d'une bonne insonorisation, du chauffage, de ventilation individuelle et de sièges "Pullman" à dossier réglable. L'équipage se compose du pilote et copilote, d'un steward et d'un radio.

Tous les appareils fabriqués seront livrés à Air France qui donnera un nom de région française à chacun d'entre eux, le dernier étant livré en juin 1939. Les appareils de série diffèrent du prototype par l'allongement du fuselage (34cm) pour accroitre les capacités d'emport du MB220 et par l'adoption de moteurs Gnôme Rhône 14N plus fiables que les 14K, même s'il s'avéra à l'usage, que ces moteurs souffraient de problèmes de qualité de fabrication, déboires qui paradoxalement, n'existeront pas sur les moteurs identiques fabriqués sous licence en Roumanie...

Air France mis donc en service le nouvel appareil, tout d'abord sur la ligne Paris-Lyon-Marseille le 20 Juillet 1937, avant de l'utiliser sur des lignes européennes vers Londres, Copenhague, Stockholm, et plus à l'est vers Prague, Budapest,... C'est un Bloch MB 220, le F-AOHJ "Poitou" qui transporta Edouard Daladier, le Président du conseil, pour son déplacement à Munich en novembre 1938, lorsqu'il alla signer avec Chamberlain les accords de Munich, abandonnant ainsi la Tchécoslovaquie à Hitler.

En septembre 1939, l'Armée de l'air manquant cruellement d'avions de transport, réquisitionna de nombreux avions civils dont les Bloch MB220 d'Air France, excepté trois appareils que la compagnie réussit à conserver pour sa ligne vers Marseille. Les avions intégrés dans l'Armée de l'Air, reçurent un camouflage standard, et seront utilisés dans les SAT (Sections Aériennes de Transport). A l'Armistice, 13 Bloch MB220 sont recensés en Zone libre, et les services réguliers peuvent reprendre aux couleurs d'Air France. 3 Bloch MB220, présents en AFN, seront capturés par les F.AF.L et effectueront sous les couleurs de la croix de Lorraine, des vols réguliers Alger-Bône-Tunis. Le 11 novembre 1942, les Allemands envahissent la Zone Libre et s'emparent de nombreux appareils : 11 MB 220 seront ainsi capturés et vendus à la Lufthansa qui les exploita jusqu'en juin 1944 sur des liaisons entre Berlin et Vienne.

Après la Guerre, Air France continua à utiliser les 5 Bloch MB220 survivants. Remotorisés par des Wright Cyclones R-1820-97 et désignés MB221, ils voleront jusqu'à épuisement des pièces de rechanges.


Versions

Le Bloch MB220 ne connut qu'une seule version dérivée : le Bloch MB221 motorisé par des Wright Cyclone R-1820-97: 6 Bloch MB220 seront ainsi transformés après la Guerre.


Bibliographie

1 ) _ Magazine "Avions" : Hors série n°29
- "Le Bloch 220 : le DC3 Français"

 


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