Biographie
Source (Photos et biographie) : Patricia AUVERGNE et André AUVERGNE (petite-fille et fils du sergent-chef André AUVERGNE) - Remerciements à monsieur Marc GUILLET de l'association " Les Vieilles Tiges " et monsieur Pascal Poly pour leur aide et leur soutien dans les recherches.
Son parcours militaire:
André Auvergne est né le 16 mai 1918 au Havre (76 - Seine-Maritime), à l'époque département de la Seine Inférieure . Le jour de sa naissance, son père André Auvergne, quartier maître mécanicien à bord du torpilleur d'escadre " Capitaine Mehl ", est absent car embarqué.
C'est un enfant unique, rêveur, créatif qui grandit entre deux guerres et qui est très bon élève.
En 1937, il commence à prendre des leçons de pilotage. Il a dû apprendre à piloter dans le cadre de ce que l'on a appelé "l'aviation populaire". Pendant cette période et avant qu'il n'intègre l'Armée de l'Air, il effectue 41h55 de vol sur Potez 60, Potez 43, Caudron Aiglon et Caudron Luciole.
Le 15 novembre 1937, à 19 ans, il intègre la société des chemins de fers au Havre où il réside avec ses parents.1938
Le 12 septembre, à l'âge de 20 ans, André AUVERGNE effectue sa préparation militaire.
Le 3 novembre, il est mobilisé et affecté à la 54ème escadre de Reconnaissance. Cette escadre était composée de deux Groupes de Reconnaissance, les GR I/54 et GR II/54. Aucune précision ne permet de définir dans lequel des deux groupes il se trouve. Il est rattaché administrativement au Bataillon de l'Air 104 qui gère l'administration du terrain de Dugny - Le Bourget.1939
Le 1er janvier, il rejoint la 3eme escadrille du groupe aérien de reconnaissance GR II/54 du Bourget.
Le 14 juillet, les soldats anglais du British Expeditionary Force viennent à Paris et défilent avec les soldats français (photo1 issue d'un journal paru).
Les soldats anglais recevront tous un petit livret (type dictionnaire) français-anglais pour leur permettre de communiquer. Affecté au Bourget, il est au rendez-vous et c'est probablement la première fois qu'il échange avec des alliés (Photo n°1 - deuxième en partant de la gauche).Le 16 août, il est nommé caporal-chef, il poursuit sa formation, administré par le 131ème bataillon de l'Air.
Le 22 septembre, le personnel du GR II/54 dont il fait partie apprend qu'il va devenir un Groupe de Bombardement d'Assaut en vol rasant et devient de GB II/54 (Groupe bombardement).
Le 16 octobre, le GB II/54 rejoint sur le terrain de Salon-En-Provence, le GBA I/54, seul Groupe de Bombardement d'Assaut de l'Armée de l'Air et devient le GBA II/54. Les premiers entrainements seront réalisés sur Potez 631 et le Groupe perçoit le 28 novembre 1939 ses premiers Breguet 691.
Le 30 novembre, il reçoit l'ordre d'affectation à la 38ème Escadre 1er Groupe, Groupe de bombardement GB I/38 basé sur le terrain de Troyes-Barberey qu'il devra rejoindre en janvier 1940.
Le 2 décembre, il se rend au centre d'examen médical du personnel navigant de Tours (14, rue du général Meusnier) pour confirmer ses aptitudes aux fonctions d'élève pilote et d'élève mitrailleur en avion. Il est accompagné des caporaux-chefs MAHE, LAMARQUE et de l'aviateur de 1ere classe SOLANE dont il est nommé responsable par le capitaine GRENET, commandant du Groupe Aérien 2/54.1940
Le 16 janvier, il arrive au GB II/38, et est rattaché au bataillon Air 131, 8ème compagnie.
Le 27 février 1940, il est envoyé en formation à l'École de Cazaux, où il suit un stage de perfectionnement au tir aérien. (Photo 2)
Le 5 mai, il est breveté mitrailleur en avion.
Le 10 mai, le jour même où l'Allemagne lance son offensive contre les Pays-Bas, la Belgique et la France, il est affecté au groupe reconnaissance GR I/14. Ce Groupe, équipé de Bloch MB131 et Potez 63/11 est, à cette date, rattaché à la 1ere Armée de la 1ere Division aérienne de la ZOAN (Zone d'Opérations Aériennes Nord).
Le 20 mai, il est nommé sergent
Le 25 mai, il est affecté à la base aérienne 101.
A partir de là, plus de certitudes... L'Armée de l'Air Française, poussée par l'avance Allemande n'a cessé de se replier vers le sud. Le Groupe de Reconnaissance GR I/14 s'est replié sur Toulouse à partir du 24 juin 1940, soit 2 jours après la signature de l'Armistice.
Le 21 août, il est démobilisé par le bataillon de l'air 113 de Perpignan, dernière affectation, groupe reconnaissance GR I/14 (photo n°4).
Cependant, sur son ordre de démobilisation daté du 26 aout 1940 (Voir document ci-dessous), il est mentionné " Libéré de la Chasse Côtière III/3". André AUVERGNE semble donc avoir été affecté ponctuellement au Groupe de Chasse GC III/3 sans doute après l'Armistice, ce qui est confirmé par l'annotation au dos d'une photo retrouvée par Mme Patricia AUVERGNE.Ses états de Service distinguent trois périodes (photo n°5 - extrait de document) :- Intérieur SPG CS : du 2 septembre 1939 au 15 juin 1940.Signification probable : Service effectué en France Métropolitaine - Sans Prison de Guerre, Campagne Simple --> Un jour de Service = Un jour de Campagne. .- Aux armées CD : du 16 juin 1940 au 25 juin 1940.Signification probable : Campagne Double --> La campagne double était accordée aux militaires servant dans des conditions particulièrement exposées. Pour le calcul des droits : Un jour de Service = Deux jours de Campagne- Sur P de G CS : du 26 juin 1940 au 20 août 1940.Signification probable : Sur le Pied de Guerre - Campagne Simple. Après l'Armistice, les soldats restent mobilisés. Cette période n'est plus reconnue "Aux Armées" mais reste du service en temps de guerreEntre aout 1940 et aout 1944
Il réintègre la SNCF à Nantes. Sa réintégration sera longue à se concrétiser et son parcours jusqu'en 1944 compliqué.1944
Le 7 aout : il quitte la société des chemins de fer et réintègre les forces françaises.
Il revient dans l'armée de l'Air et est affecté en état-major à la subdivision " Normandie-Bretagne ". Il notera le nom de cette subdivision sur un document avec le nom du " Col Gaujour ". ( photo n°6 - extrait document personnel - chanson écrite en 1944).
Le nom du " Cne ou Cdt Tournes " figure également sur un document personnel rédigé la même année (photo n°7).Le 26 octobre, il rédige une lettre destinée à la société des chemins de fer où est mentionné l'aéroport de Château-Bougon. Il indique qu'il est sur le point de quitter la France (photo). L'affectation précisée est la subdivision aérienne " A ". (photo n°8)
Des recherches restent à faire pour retrouver sa localisation et ses fonctions à cette période et jusqu' à la fin de la guerre.
1945
Le 31 mars on lui délivre un brevet militaire pour la conduite de véhicules de tourisme. Il y est mentionné une affectation à la base aérienne de Nantes. Le document est signé par le Lieutenant-colonel THOMAS.
Le 1 septembre 1945, il est nommé sergent-chef.1946
Il est démobilisé le 16 mars par le CRAP 206 de Rennes Saint-Jacques et réintègre la société des chemins de fer.(photo n°9)
Il est administré dans la réserve à compter du 17 décembre 1946 par le centre mobilsateur de Compiègne (60).Il obtiendra la médaille commémorative Française de la guerre 39/45 avec barrettes " France " et " Libération ".
André AUVERGNE est décédé le 14 aout 1994 à Nantes (44 - Loire-Atlantique)
Documents
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Photo 4
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Photo 5
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Photo 8
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Photo 6
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Photo 7
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Photos
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Photo
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Photo 1
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